Élections 2020 à Kaya : Une centaine de bureaux de vote n’ont pas ouvert

A Kaya, plusieurs personnes n'ont pas eu la chance de voter, à la différence de la Capitale Ouagadougu, où presque tous les bureaux de vote ont pu ouvrir (Ph Burkina 24)

Au moment où les premières tendances des élections couplées du 22 novembre sont données par divers médias, il est intéressant de revenir sur cette journée d’élection dans la ville. Cette partie du Burkina Faso a été caractérisée en effet par un nombre important de déplacés internes dont certains ont pu exercer leur droit de vote.

L’électorat de la ville de Kaya a connu une hausse à l’occasion du double scrutin du dimanche 22 novembre. La raison est que les déplacés internes en âge de voter sont venus grossir le nombre des électeurs. Selon les données de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), environ 3000 déplacés ont pu se faire enrôler dans la cité du « cuir ». Si ce nombre semble important, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. En effet, sur 730 bureaux de vote que compte la province, 113 sont restés fermés pour raison d’insécurité. Malgré ce nombre élevé de bureau de vote qui n’ont pas pu ouvrir, « le pari selon le gouverneur de la région était de tenir le scrutin pour montrer que la démocratie burkinabé est toujours en marche. »

L’autre constat qui peut être fait est que la mobilisation des électeurs a été moyenne dans les nombreux bureaux de vote que nous avons visité. Au bureau de vote numéro 1 de l’école ADK1 par exemple, sur 287 inscrits, seulement 84 ont effectivement voté à l’heure du dépouillement. De nombreux jeunes interrogés sur cette faible participation ont estimé que « c’est parce que les gens préfèrent aller travailler pour avoir du concret que de perdre leur temps pour des élections qui ne leur apportent rien. »

Malgré ces insuffisances, les élections couplées dans la ville de Kaya n’ont pas connu d’incident majeur en dehors du matériel électoral qui a fait défaut au début de la journée dans certains bureaux de vote.

Idrissa Sawadogo, le représentant des déplacés internes de la province du Sanmatenga est resté suivre le dépouillement du vote pour dit-il « être témoin des premières tendances. » Il fonde l’espoir que « ces élections couplées vont être le début d’un retour de la paix et de la sécurité pour tout le Burkina afin que tous les déplacés internes puissent rejoindre leur village d’origine ».

Fiidwendé Sawadogo

shares