Elections présidentielles : Yéli Monique Kam, un modèle pour les femmes selon les défenseurs des droits de la femme

Ph DR

Elles étaient trois femmes à avoir déposé leur dossier à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour la course au fauteuil présidentiel. Seule la candidature de Yéli Monique Kam a été retenue. Cheffe d’entreprise et présidente du Mouvement pour la renaissance du Burkina (MRB), l’étalon de l’éducation comme on l’a surnommé a opté pour une campagne de proximité afin de faire passer son message. Mais que pensent les femmes elles-mêmes de cette candidature ? Nous avons tendu notre micro à trois femmes leaders dont le crédo est la défense des droits de la femme ?

« J’ai été agréablement surprise. Je ne la connaissais pas. C’est à partir de sa candidature que je l’ai connu et j’ai été impressionnée par son engagement car elle a bien préparé sa candidature. Elle sait exactement ce qu’elle veut, elle n’est pas perturbée par les obstacles qu’elle rencontre. Elle a une vision et elle suit sa vision. C’est encourageant de voir une femme engagée à ce niveau et je suis sure qu’elle sera un modèle pour toutes les femmes », a dévoilé Viviane Compaoré, membre du Conseil Burkinabè des femmes.

Yéli Monique Kam, il faut le rappeler n’est pas la première femme dont la candidature a été retenue à l’élection présidentielle au Burkina Faso. Avant elle, des femmes battantes comme Saran Sérémé et la regretté Françoise Toé avaient pu valider leur candidature au Conseil Constitutionnel pour la présidentielle de 2015. « Mais là, Yéli Monique Kam est jeune et cela constitue une avancée parce que cela veut dire que la jeunesse est en train de prendre conscience qu’elle doit également participer à la gestion des affaires de la cité, à la gestion des affaires publiques », a souligné la présidente du Conseil des femmes du Burkina, Dr Zenabou Coulibaly/Zongo qui a précisé que cela allait être davantage une avancée si toutes les 3 femmes avaient pu valider leur candidature. De son avis, lorsque l’on veut quelque chose, il faut se donner les moyens de l’atteindre. Et c’est ce que la Yennega de l’éducation a fait. « Elle s’est donné les moyens de l’atteindre et étant aussi jeune, elle est aujourd’hui un exemple pour toute sa génération. Je lui dis bravo et cela doit être une leçon pour toutes les femmes car réussir n’a pas d’âge, atteindre un objectif haut n’a pas d’âge.  A partir du moment où on est dans les conditions fixées par la loi, on peut le faire et elle vient de le démontrer », a-t-elle indiqué.

Même son de cloche pour Odile Nitièma/Yaméogo qui trouve encourageant que le quota genre soit représenté. Elle a donc invité toutes les femmes qui veulent emboiter le pas mais qui hésitent à ne pas fléchir car elles auront le soutien de la gente féminine. « On espère qu’un jour une femme sera présidente dans ce pays », a-t-elle souhaité.

Cheffe d’entreprise, entrepreneure sociale et femme politique la candidate Yéli Monique Kam est née le 24 août 1973 à Bobo. A 47 ans, celle qui a été militante du Congrès pour la démocratie et le Progrès, puis du Mouvement du Peuple pour le Progrès espère occuper le fauteuil présidentiel au soir du 22 novembre 2020.

Aïda Ouattara

shares