Zéphirin Diabré: le candidat à la présidentielle qui veut apporter la mer aux Burkinabè

C’est un Zéphirin Diabré très confiant, esquissant des pas de dance qui s’est présenté à ses militants des quatre coins du Burkina Faso tout le long de la campagne électorale en vue de l’élection du futur président du Faso. Le candidat de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), a communié avec ses militants de la Région du Centre au stade municipal Issoufou Joseph Conombo le samedi 14 novembre 2020 à Ouagadougou. Ce jour-là, tout comme à ces autres meetings dans les autres villes du Burkina, il a appelé les Burkinabè à voter pour lui afin qu’il déroule son ambitieux programme pour sortir le pays des hommes intègres de son marasme économique. Zeph comme l’appelle ses militants rêve d’apporter la mer au Burkina Faso s’il est élu au soir du 22 novembre 2020.

 

Né le 26 aout 1959  dans la capitale Burkinabè, il est originaire de la province du Zoundwéogo. Depuis octobre 2011, il s’est installé comme consultant international dans le domaine du financement minier après avoir été député, ministre, puis président du Conseil économique et Social (CES). Diabré est passé également par la prestigieuse université américaine de Harvard et a occupé le poste de directeur général adjoint du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD). Après le PNUD, Zéphirin Diabré a rejoint le groupe français AREVA où il est resté 5 ans.

Il se présente pour la deuxième fois à une élection présidentielle.  Sa candidature est portée par l’Union pour le progrès et le changement (UPC), créé en 2010. Aux élections couplées législatives et municipales de décembre 2012, son parti a créé la surprise en arrachant la deuxième place dans l’arène politique du Burkina, avec 19 députés, 19 maires et plus de 1600 conseillers municipaux. Grâce à ces résultats, Zéphirin Diabré a pris les rênes de l’opposition politique burkinabè qu’il a unifiée et crédibilisée pour mener la lutte ayant abouti à la démission de Blaise Compaoré.  Puis, à la présidentielle de 2015, il est arrivé deuxième avec près de 30% des voix. Cette année, Zeph croit dure comme fer à sa victoire au soir du 22 novembre 2020. Malgré la saignée qu’à connu son parti au cours des dernières années, avec notamment la démission de 16 députés de son parti et de plusieurs autres cadres, les militants de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) veulent accompagner Zéphirin Diabré au palais présidentiel au soir du 22 novembre 2020. Ils se disent sereins quant à la victoire de leur champion. Pour eux, seul leur candidat peut sortir le Burkina Faso du bourbier dans lequel il se trouve.

Zéphirin Diabré dans son adresse à ses militants au cours d’un meeting le 14 novembre dernier, a estimé que le pouvoir du Mouvement du peuple pour le progrès n’a pas tenu ses promesses. C’est pourquoi il a invité les Burkinabè à ne pas commettre l’erreur de 2015 en confiant encore « le Burkina Faso à des gens qui ne savent pas où ils partent ou ce qu’ils font. Le MPP disent qu’ils vont nous faire un coup KO. Mais ils ont déjà fait un coup KO au pays », avait lancé le candidat Zéphirin Diabré.

Il a promis à ses militants et aux Burkinabè que s’il est élu, « le travail de nettoyage va commencer à partir du 23 novembre 2020.  « Si je suis élu, je vais commencer les lotissements. Les jeunes auront du boulot. Je vais créer une banque pour financer les activités économiques et commerciales des femmes ». Le candidat a appelé les Burkinabè à sanctionner le pouvoir MPP « pour son incompétence ». Le chef de file de l’Opposition politique qui privilégie le dialogue avec les groupes terroristes a promis de faire venir la mer au Burkina Faso et faire relier les 3 grands fleuves du Burkina.

Les responsables du parti du Lion ont salué la mobilisation des Bukinabè partout où ils sont passés. Le Samandin Naaba, un des responsables de quartier de Ouagadougou et militant de l’UPC a pour sa part invité les citoyens à voter pour le candidat Zéphirin Diabré parce qu’il est l’homme qu’il faut pour le Burkina Faso. C’est lui qui pourra mettre fin au pillage, à l’enrichissement illicite en cours dans le pays ».

A.O

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