Entrepreneuriat : A 22ans, une étudiante burkinabè créé sa propre entreprise

Elle se nomme Hillary ZOUNGRANA. Elle étudie la Finance à la Sorbonne (Paris). Parallèlement, à seulement 22 ans, Mlle Zoungrana est promotrice d’une marque de produits cosmétiques dénommée « Be Neere Cosmetics ».

Be Nëëre Cosmetics est né il y a deux ans, d’un profond désir de la promotrice de « réaliser ». Tout est parti de ce mot : « réaliser ».  Plus jeune, Hillary Zoungrana a toujours manifesté son amour pour la vente et l’organisation des évènements, etc. « J’ai alors nourri très vite l’envie de fonder quelque chose pour allier mes désirs : vendre et organiser », a-t-elle dit. À côté de cela, poursuit-elle, « j’aimais entretenir mes cheveux, les coiffer, appliquer une tonne de produits rien que pour les voir briller car mes cheveux ont toujours été un repère pour moi ».

C’est ainsi qu’elle a décidé d’apprendre à fabriquer ses soins elle-même avec des ingrédients de chez elle, d’où la concrétisation de sa structure.

« J’ai monté mon entreprise avec les moyens dont je disposais. Moins de 70 000 francs en main, et tout est parti de là. J’ai réinvesti mes gains pour augmenter ma production, ce qui m’a permis d’évoluer à grand pas. Il m’a fallu énormément de rigueur dans la gestion pour y arriver », a-t-elle dévoilé renseignant qu’en deux 2 ans d’existence,« Be Neere Cosmetics » est basé au Burkina Faso ; au Sénégal et en France, et la Côte d’Ivoire pour bientôt.

Mais être étudiante et entrepreneure n’est pas chose aisée pour Mlle Zoungrana car c’est carrément deux mondes différents. L’entrepreneuriat représente pour elle une toute autre réalité que celle de la vie estudiantine. Ce qui fait qu’il est assez difficile d’allier étude et business, encore pire quand on étudie à l’étranger. Mais Hillary Zoungrana a réussi à relever ce challenge. Son secret: aimer ce que l’on fait. « Avec de la détermination, on y arrive. Je reste constamment en contact avec mes équipes à travers les messageries. J’organise mon temps pour assurer de bons rendements à l’université et accomplir mes devoirs en tant que directrice chez Be Nëëre Cosmetics », a-t-elle révélé.

De son avis,  elles sont nombreuses les jeunes filles de sa génération qui entreprennent des activités telles la vente de vêtements, ou de produits de beauté. Mais pour elle, un entrepreneur doit influencer, faire passer un message à travers ce statut. Autrement dit, son activité doit avoir une plus-value pour l’Afrique d’aujourd’hui. « Son projet se veut de relever l’un des défis majeurs de notre continent :la création d’emploi, l’exploitation et la gestion de nos ressources, l’amélioration des conditions de vie, etc. C’est ce qui différencie l’« entrepreneur » de l’« ENTREPRENEUR », a-t-elle soutenu notant qu’il faut certes aimer ce que l’on fait, mais c’est encore mieux quand cela profite aux Africains.

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